Le Mot du Président

À l’origine, un déficit, des questionnements, une inquiétude, l’avenir qui menace, des rencontres, des tentatives encore. Sensible à la problématique de la réinsertion professionnelle facteur majeur de la fuite des jeunes hors du pays, immigrants clandestinement en Afrique et en Europe. Un projet qui bientôt prend forme. Porteur de ce projet, y croire  à une seconde chance, essayer ensemble, il  invite et se réuni avec ses collègues guinéens  un 06 janvier 2017 a l’école Nationale des Arts et Métiers de Conakry.
Ainsi est créée l’Association de la deuxième école de guinée « ADEG » transformée plutard en l’Association d’aide à l’apprentissage et a l’autonomie « A3A-France ».
ADEG ou A3A-France et Centre NAFA, un seul objet,  s’adresser à des jeunes adultes sortis tôt du système scolaire, sans diplôme ni qualification.

En France, 150.000 adolescents quittent chaque année le collège sans poursuivre d’études ni de formation. Grâce aux Ecoles E2C, plus de 4500 jeunes reprennent tous les ans le chemin de l’insertion professionnelle sans quitter son pays.
En 2015, ils n’étaient même pas dans le top dix des nationalités arrivant en Europe par la route migratoire. Aujourd’hui, les ressortissants de Guinée  sont parmi les premiers contingents à entrer sur le continent par la Méditerranée occidentale et centrale, beaucoup ont perdu leur vie.
A 3a-France n’est certes  pas la seule association qui œuvre contre l’immigration clandestine et pour l’intégration des jeunes en milieu de travail ordinaire, mais nous tenons à l’alliage spécifique entre nos valeurs et le quotidien de notre expérience :

Forte de notre expérience et de la motivation conséquente, surtout d’un patriotisme, nous pouvons nous permettre d’improviser des actions  avec un franc guinéen  en caisse.
A côté des savoirs de base et de la connaissance du monde de l’entreprise, un autre volet de l’insertion m’a paru nécessaire : ouvrir les jeunes sur le monde dans lequel ils vivent
Ceci dit,  A3A-France  veut soutenir   les efforts de l’état guinéen en le dotant des centres de deuxième chance, celles de se construire un avenir après une formation  sur mesure. L’éducation se conçoit comme l’apprentissage d’une culture diverse.
Ces centres seront dotés des infrastructures modernes, équipements, ressources humaines qualifiées, bibliothèque etc….  Toutes ces actions, détaillées plus loin, ne pourraient existées sans la générosité des donateurs (les Institutions Internationales, les représentations diplomatiques, les États, les Collectivités Territoriales, les  Etablissements Publics, les sociétés privées, les personnes bienfaisantes etc.). Je souhaite leur exprimer ma gratitude. Il s’agit aussi de commencer à mettre fin à l’enfermement culturel dans lequel ont vécu jusqu’alors la plupart de ces jeunes. La diversité et la richesse des actions menées, l’ouverture d’esprit, la curiosité, le désir d’apprendre qui s’en suivent, sont des facteurs clé de l’insertion dans la société.
Au plaisir de vous revoir ou de faire votre connaissance prochainement!

Monson KOULIBALY

 (Ancien fonctionnaire international des Nations Unies du Programme Alimentaire Mondial)